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Sol :
La plante a besoin d’un sol drainant une petite pente lui
réussi mieux pour l’écoulement des eaux pluviales
(la pluviométrie est de 1400mm/an en pays basque).
Le piment basque supporte les sols acides de l’Ursuia
et de toute la zone délimitée pour la production.
La
production : Démarre du semi mi-février en
serre.
Les plantules d’environ 4cm sont replantées une à
une à la main dans des mottes de 6x6cm, environ fin mars.
Ces mottes régulièrement arrosées sous serres,
sont replantées en plein champ sur mi-mai, sur bâche
plastique pour éviter l’évaporation et la compétition
des mauvaises herbes .
Les pieds ont besoin d’être tuteurés.
Sur un
hectare la densité de plantation peut être de 27 000
pieds.
Cela nécessite à Biperduna, environ 3600 piquets de bois de 1,20m qui
supporte environ 30km de ficelles pour assurer la résistance
des tiges face aux vents du sud violents
La récolte, tout à la main, démarre début
août jusqu’à fin novembre .
Il faut cueillir un kilo de fruits pour obtenir un kilo de poudre.
Le séchage sur les façades de maison permettait une conservation
des longues cordes, à l'ancienne. Maintenant, le séchage se pratique pour la majorité en serre,
bien ventilée et plus propre face aux poussières.
Surtout si l'atelier de sechage est nettoyé toutes les semaines comme à Biperduna.
Le broyage est facilité par l’utilisation des fours
à pain présents dans toutes les fermes, avant les
années 70 et en four à tabac après 70.
La poudre de piment Basque s’achète de 35 à 70 € le kilo
selon le conditionnement.

La
saveur du piment d’Espelette se développe grâce aux
vents chauds du sud, Haize Hegoa.
Les piments maturent 15 jours avant d’être
broyés pour développer
des arômes de foin, tomate poivron et confit.
Le piquant se situe à 4 sur l’échelle de Scoville
qui classe les différentes force de piquants de 1 à
10 pour les piments de Cayenne, trop brûlants pour nos palais
habitués au piment d’Espelette.
Gourmet : La cuisine Basque utilise le piment Basque dans
les plats les plus simples depuis omelette, oeufs frits, sardines
grillées ou salades…
Le fromage de chèvre, ou de brebis grillé favorise
l’exhalaison des arômes du piment Basque. Les recettes
basque de piperade, Axoa ou marmitako se cuisinent toujours avec une pointe de piment d’Espelette.
Arôme fruité tomate ou foin sec, le propre du piment Basque
est d’être plus aromatique que brûlant.
Un bon plaisir aussi est de goûter les lamelles de piment
au vinaigre avec une terrine de porc ou un filet de merlu. Une des meilleures association est de saupoudre le piment basque sur rillettes de canard, copieusement. |
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Le
Territoire : Le périmétre de la production du piment d’Espelette est
depuis le 1er juin 2000 géré par l’Etat Français,
par l’intermédiaire de l’Inao (institut national
des appellations d’origines).
Cette organisation de l'Inao est très contraignant par de nombreux formulaires
à remplir à toutes les tâches; et sans rien apporter aux consommateurs.
La gestion de l'inao ponctionne environ 3000euros par an pour l'exploitation.
Ces
taxes se retrouvent sur le prix du produit vendu, forcèment.
La production du piment Basque est gérée par le service des fraude qui garantit la loyauté de la provenance, et façon sans taxes supplémentaires pour le producteur.
Le périmètre des parcelles (origine controlée) de plantation est géré par L'inao à Pau.
Les surfaces potentielles
de plantations se répartissent sur 10 communes (partie du canton d’Espelette (7 communes), à savoir :Ainhoa,
Cambo les bains, Espelette, Halsou, Itxassou, Jatxou, Larressore,
St pée sur Nivelle, Souraïde et Ustaritz, zone de microclimat
de type océanique favorable à cette culture.

Les
cultivateurs : 88 exploitants pour l’exercice 2007
sur environ 40 hectares et 97 opérateurs.
Cette activité génére beaucoup d’emploi
saisonnier.
Le recrutement des travailleurs saisonniers est assuré par
chaque exploitant, pour différentes tâches, repiquage,
plantation, récolte, desherbage à la main, cordage…Tous ces heures travaillées
sont appréciées des jeunes étudiants, rémunérés
au smic horaire.
Cette production permet l'utilisation des terres en production, avec beaucoup de producteurs double actifs. Grâce à cette valeur ajoutée agricole consequente, le foncier reste très convoité.
Le foncier maintien une valeur foncière élevée pour la zone, par un chiffre d’affaire important
de 4€ au mètre carré. Bonne valeur ajoutée et enrichissement pour le pays.
La pénurie de terre place la valeur foncière du prix de l’hectare de la
zone piment d’Espelette au minimum à 50/80 000€
l’hectare selon l’exposition et emplacement, et infrastructure.
Un jeune agriculteur à titre principal, peut s’installer
sur 0,5 hectare de piment d’Espelette et retirera un meilleur
revenu que l’équivalent à l’installation
nécessaire pour le département des Pyrénées
atlantique de 16 hectares en élevage. Il peut en plus établir
son siège social et domicile sur le lieu de sa production.
La pénurie
de terre et la sécheresse crée des envieux et des
vols sur les plantations (plusieurs déclarations à
la gendarmerie). Il est indispensable de vivre à
proximité pour surveiller la récolte le materiel.
Les basques aiment la fête et la fête du piment le dernier
week end d’octobre participe à la tradition dans
les rues de Espelette village de 2000 habitants.
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